Portrait de Maria Montessori jeune fille

Avant d’aller chanter demain avec les enfants de Bagneux, je relis ce texte pour reprendre de la force :
« L’enfant est le « Citoyen Oublié » ! Et pourtant, si les hommes d’État et les éducateurs réalisaient un jour la force vertigineuse que représente, en bien ou en mal, l’enfance, je crois qu’ils lui accorderaient la priorité sur toutes les autres questions.
L’enfant a un pouvoir que nous n’avons pas, celui de bâtir l’homme lui-même. Établir la paix durablement est le travail de l’éducation ».
Extrait du discours prononcé en 1947 par Maria Montessori.

Il y a longtemps déjà que Janusz Korczak en Pologne, Maria Montessori en Italie, Françoise Dolto, Albert Jacquard en France et d’autres encore ont essayé de nous alerter et de nous faire changer de regard sur nos systèmes scolaires et éducatifs.

Pourtant depuis ces alertes, partout dans nos pays, les gouvernements ont tous, toujours eu à traiter des sujets plus importants et plus urgents que celui de la vie des enfants: la guerre mondiale, les conflits, les attentats, les massacres de concitoyens, les féminicides… toutes les horreurs du monde des adultes !

Au milieu de tout ça il y a l’enfance, les enfants, leur fragilité, leur besoin de protection… Des sujets qui réapparaissent régulièrement dans l’actualité et qui sont traités rapidement avec des solutions chimères, des pansements caches misère.


À la une récemment : les dérives dans le périscolaire !
Un sas où la plupart du temps les animatrices(teurs) souvent à peine sortis de l’enfance eux-mêmes, ignorant tout du « fonctionnement » des enfants faute de vraie formation, se voient confiée par les municipalités, la responsabilité d’enfants très jeunes parfois âgés d’à peine 4 ans.
 
Notre école républicaine devrait chaque jour, rendre les enseignants heureux de retrouver leurs élèves, et les élèves heureux de venir apprendre d’eux.

Année après année, l’institution se montre incapable de repenser son fonctionnement et d’offrir du bien être aux maitres et aux élèves, pour ouvrir les enfants au monde et leur donner confiance dans l’avenir.

Oui, je suis absolument convaincue que si les hommes d’État et les éducateurs réalisaient un jour la force vertigineuse que représente l’enfance, ils lui accorderaient la priorité sur toutes les autres questions.

Dominique Dimey